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Sommaire

AVANT-PROPOS     

HOMME D’ATTAQUE    

          PRESCRIPTIONS 

Présentation 

Mise en place commune à tous les exercices 

Commandements de rappel en fin d’exercice

Prescriptions générales   

          ASSOUPLISSEMENTS 

Suite au pied sans laisse 

Absence du conducteur

Envoi en avant  

Positions

Refus d’appâts

Rapport d’objet lancé

Quête d’objet   

          EXERCICES DE SAUTS

Prescriptions générales

Palissade

Saut en longueur

Haie  

          EXERCICES DE MORDANT

Attaque de face au bâton

Attaque de face avec accessoires

Attaque fuyante mordante

Attaque fuyante arrêtée

Recherche et escorte

Défense du conducteur

Garde d’objet  

TABLEAU DES POINTAGES

ABREVIATIONS

DISPOSITIONS FINALES

 


I - Avant-propos  

    Le Mondioring a été élaboré par des délégués de plusieurs pays d’Europe et d’Amérique, dans l’espoir qu’il puisse devenir le relais de programmes nationaux déjà existants, et permettre une union enrichissante de tous les amateurs du chien de travail, débutants ou chevronnés. Il a pour objectif d’être pour les spectateurs un divertissement, pour les participants un jeu aux difficultés progressives, pour les passionnés de dressage, un sport de compétition.

    Pour pratiquer le Mondioring, il faut un terrain clos équipé de matériels divers, et une ou deux personnes protégées par un costume qui seront les partenaires des chiens, de leurs conducteurs et des juges chargés de les départager dans les concours, aux conditions prévues par le règlement. Ce règlement concerne l’ordonnancement des épreuves, les points attribués aux exercices et les pénalités relatives aux fautes commises.

    Pour être accessible au plus grand nombre, le programme du Mondioring se doit d’être, concis dans son descriptif, simple dans sa pratique, clair dans son jugement. Les juges ne devront jamais oublier le souci qui a animé les concepteurs de ce programme, chaque fois qu’il se présentera une circonstance exceptionnelle non prévue ou mal définie par le règlement. Ils devront avant tout respecter l’esprit de ce règlement et s’interdire toute interprétation abusive préjudiciable au chien.

    La finalité du Mondioring est de mettre en évidence :

les aptitudes du chien,

la qualité de son dressage,

la maîtrise de son conducteur

et surtout le patrimoine génétique du chien.

    Le programme est constitué de trois sortes d’épreuves qui se dérouleront obligatoirement dans l’ordre suivant :

1 - exercices d’assouplissement,

2 - exercices de saut,

3 - exercices de mordant.

    L’ordre de ces exercices pourra être  tiré au sort par les concurrents au début de chaque concours, et sera le même pour tous.

    Nota :  Le règlement du Mondioring devant être traduit en plusieurs langues, des nuances ou approximations peuvent éventuellement apparaître d’une traduction à l’autre. Si ambiguïté il y avait, ce serait le règlement en langue française qui servirait de référence.


 

II - Homme Assistant  

    Pour la petite histoire, mentionnons que dans le passé, l’homme Assistant a été appelé alternativement “Apache”, “Malfaiteur”, “Mannequin”, “Paillasse”. En Amérique, on le dénomme “Decoy” (leurre) ou “Helper” (assistant).

    Chacun de ces termes porte en lui-même une philosophie de l’art du dressage, et il serait intéressant de pouvoir ajouter à cette énumération les termes employés en Allemagne, en Espagne, Hollande, Italie ou Suisse, s’il en est de différents.

    Pour ce qui est de l’appellation d’homme Assistant  que par simplification nous désignerons par H.A., elle constitue un néologisme (mot nouveau obtenu par dérivation). Comparé au chien “de chasse”, “de défense”, “de garde”, l’homme n’est pas véritablement “d’attaque”, car le plus souvent il se défend, fuit ou vole un objet confié au chien.

    Quoi qu’il en soit, s’il est dit au chapitre précédent que l’H.A. est le partenaire des chiens et des conducteurs, il lui faudra aussi être pour eux un adversaire, car il doit collaborer avec le juge dans les concours, pour aider ce dernier à classer les chiens par ordre de mérite.

    S’il se contente d’un comportement passif, il n’est qu’un pantin articulé, tout juste bon à se faire mordre.

Si son rôle est de permettre au juge d’évaluer la qualité du chien, il lui faudra se mettre en opposition avec l’animal.

Mais comme il est protégé par son costume, il risque d’exagérer cette opposition. Il risque aussi, volontairement ou pas, de se comporter différemment d’un chien à un autre.

    C’est une position difficile que la sienne, mais il devra toujours la tenir dans le meilleur esprit sportif.

Sans analyser techniquement le travail de l’H.A., peut-être pourrions-nous établir trois règles d’or à ne jamais oublier :

1 - l’H.A. sera d’une impartialité absolue,

2 - il n’infligera jamais, en aucune manière, une douleur physique au chien,

3 - il devra se comporter comme s’il n’avait pas de costume protecteur et donc utiliser la vivacité, la ruse, la menace et l’esquive pour se défendre ou impressionner le chien.

    L’H.A. ne pourra en aucun cas frapper le chien avec le bâton. Lorsqu’il fera usage du revolver, il devra tirer en l’air, sous un angle d’environ 45°

Au départ de toutes les attaques, l’H.A. se placera toujours à une distance de 10 à 20 mètres du chien dans l’axe médian du terrain.

Il est formellement interdit aux H.A. de parler et de commander le chien de la voix (gestes autorisés).

En cas d’utilisation d’un élément liquide, seule l’eau est acceptée.

En outre, il va de soi que le juge est responsable du travail de son H.A., et que celui-ci devra se conformer à ses prescriptions.

La sélection des H.A. est réalisée dans chaque pays participant par des modalités qui lui sont propres.


 

III - Prescriptions  

 

1 - Présentation  

    Le conducteur pénètre sur le terrain avec son chien à l’invitation du commissaire de ring. Il se rendra à la table du jury pour se présenter, son chien au pied, sans laisse, ni collier, ni muselière. Il indiquera la longueur et les hauteurs initiales choisies pour les sauts. Il précisera au juge s’il rappelle son chien à distance de la voix ou du sifflet.

    Il choisira une enveloppe dans laquelle est fixée, pour son chien, la nature de la première attaque fuyante. Sans l’ouvrir, il la remettra aussitôt au juge qui sera le seul à connaître, jusqu’après le départ du chien à l’attaque, s’il s’agit de l’attaque mordante ou de l’attaque arrêtée [voir processus dans le descriptif des attaques].

    Enfin, le conducteur prendra dans une autre boîte, le morceau de bois numéroté destiné à l’exercice de la quête d’un objet, et le glissera dans une des ses poches, qui devra être vide.

 

2 - Mise en place commune à tous les exercices  

    Le conducteur se met et reste à la disposition du commissaire qui le conduit aux abords du point de départ de chaque exercice (à 3 mètres environ). Un conditionnement du chien sur l’exercice est autorisé avant les trois mètres de mise en place. Il ne devra pas être outrancier, et ne pourra plus être fait après le coup de trompe signalant la mise en place. Un premier coup de trompe du juge autorise la mise en place. Le conducteur aura 30 secondes, chronométrées par le juge, pour positionner son chien. Au-delà de ces 30 secondes, l’exercice est annulé. Le conducteur n’a droit qu’à un commandement de mise en place (assis, couché, debout, selon les exercices). Il pourra donner ensuite un commandement de fixation (facultatif), exemple : pas bouger, place, reste. Toute répétition de l’un ou l’autre de ces commandements (de placement ou de fixation) est considérée comme un commandement supplémentaire et pénalisée d'un point. Au-delà de 5 commandements supplémentaires, l’exercice est annulé, même si les 30 secondes accordées pour la mise en place ne sont pas écoulées.

    Dès que le conducteur et son chien sont à leur place respective, le juge donnera le signal du départ de l’exercice et le conducteur utilisera le commandement de départ approprié, qui pourra être précédé du nom du chien. Tout commandement irrégulier entraînera une pénalisation.

 

3 - Commandements de rappel en fin d’exercice  

    Ils sont de deux sortes, le rappel à distance et le rappel à proximité (1 mètre). Le rappel à proximité est considéré comme une reprise au pied.

    Tous les rappels à distance peuvent se faire de la voix ou au sifflet. Le conducteur devra signaler au juge, lors de la présentation, le mode de rappel à distance choisi et s’y tenir sous peine de pénalisation. Tous les rappels à proximité doivent se faire de la voix.

    Qu’ils se fassent de la voix ou au sifflet, les rappels doivent être brefs et donnés d’un seul trait. Un commandement dédoublé, c’est-à-dire non lié, est considéré comme un commandement supplémentaire et pénalisé comme tel.

    Un seul commandement de rappel est autorisé. Tout commandement de rappel supplémentaire est pénalisé [voir tableaux exercice par exercice]. Dans le cas d’un chien récalcitrant, qui nécessiterait plusieurs rappels supplémentaires, son conducteur perdrait en outre des points d’allure générale.

    De même, le chien qui reste en prise au-delà de 5 secondes en fin d’exercice mordant, (qu’il soit rappelé ou pas), perd les 10 points attribués au retour sans compter éventuellement les points d’allure générale à la disposition du juge.

    Le chien qui n’est pas de retour au pied dans le temps imparti perd également les 10 points attribués à la cessation dans les exercices de mordant. En échelon I, le conducteur pourra laisser son chien en garde au ferme au lieu de le rappeler en fin d’attaque. Il devra en informer le juge lors de la présentation.

 

4 - Prescriptions générales  

Allure générale.  

    Si le juge considère que l’exécution d’un exercice laisse à désirer, il appliquera une pénalité qui pourra aller jusqu’à 10% des points obtenus à l’exercice concerné. Il agira de même en cas de comportement incorrect d’un concurrent, avant, pendant ou après son parcours. La pénalisation sera à son appréciation.

    Toute intervention d’un concurrent auprès du jury pendant le parcours, autre que l’information d’un malaise de lui-même ou de son chien, est strictement interdite. Elle entraîne une pénalité de 10 points à l’allure générale et l’exclusion du concours en cas de récidive.

Les pénalités à l’allure générale viennent en déduction du total des points obtenus par le concurrent.

    En cas d’incident grave, le juge pourra exclure le concurrent et retenir son carnet de travail. Il fournira à sa Commission Nationale un rapport circonstancié des faits, qu’il transmettra également au Président de la Société Canine Régionale concernée.

Conditions de participation aux concours de Mondioring.

    Le conducteur du chien doit être en possession d’un carnet de travail délivré par les instances responsables de son pays. Toutes les races de chien sont admises. Le chien doit être titulaire d’un pedigree délivré par une société canine reconnue par la Fédération Cynologique Internationale. Pour débuter les concours de Mondioring un chien doit être âgé au moins de 12 mois.

    Avant de pouvoir concourir en Echelon III, un chien devra passer par les étapes suivantes :

            se qualifier en échelon I en obtenant 2 fois 160 points au moins sur 200,

            se qualifier en échelon II en obtenant 2 fois 240 points au moins sur 300.

    Si le conducteur le désire, il pourra rester dans chaque échelon aussi longtemps qu’il le désire. Aussi longtemps qu’un chien concourant en échelon III n’a pas réalisé 300 points, son conducteur est autorisé à le présenter en échelon II aussi souvent qu’il le jugera utile.

    Un chien de ring pourra débuter en Mondioring dans l’échelon qu’il pratique dans son pays. Un chien de ring qui participe aux épreuves nationales (Concours sélectifs pour le championnat national) de son pays dans la plus haute catégorie doit commencer directement en échelon III en Mondioring.

    Pour suivre les directives de la F.C.I., les mâles qui participent aux épreuves de Mondioring doivent avoir deux testicules d’apparence normale complètement descendus dans le scrotum.

    Dès que le terrain de concours sera aménagé, l’accès sera interdit aux concurrents sous peine d’exclusion du concours.  

 

Finale de Mondioring.  

    Chaque année une finale réunissant les meilleurs chiens aura lieu le 2e week-end d’octobre. Chaque pays se charge d’organiser des sélectifs afin de désigner les conducteurs qui participeront à cette finale. Le nombre admis par pays sera défini par (le GTIM et communiqué aux organisateurs) Pour participer au championnat du monde, le conducteur doit être résidant du pays qu’il représente.  

 

Cahier des charges.  

    Chaque année (un cahier des charges réalisé par le GTIM sera communiqué aux organisateurs qui s’engagent à  le respecter.)   Ce cahier sera adressé aux différents chefs d’équipe des pays engagés.  

 

Jury pour la Finale.  

    Trois juges officieront obligatoirement lors de la Finale. Un juge du pays organisateur (sera proposé au GTIM, les deux autres ainsi que les hommes d'attaque seront désignés par le GTIM.)  

 

H.A. pour la finale.  

    Trois H.A. travailleront pour la catégorie III.

    Deux des trois HA seront désignés par le GTIM en accord avec le jury pour officier en catégorie III. L'HA de remplacement ainsi qu'un deuxième choisi par l'organisateur, officieront en catégorie I et II.  

 

Organisation de concours.  

    Les sociétés qui désirent organiser des concours devront apporter les plus grands soins à leur préparation et ne négliger aucun détail.

    Elles avertiront, dans la mesure du possible, l’organe de coordination entre pays, afin de pouvoir bénéficier d’une participation étrangère.  

 

Jury pour le concours.  

    Le jury sera composé d'un ou plusieurs juges qualifiés aidés dans leurs fonctions par des H.A. sélectionnés.

Temps de jugement pour un seul juge : 9 heures par jour.

    La société devra également faire le choix d’un commissaire de ring très au courant du programme et de la conduite des épreuves.

    Un ou deux secrétaires compétents sont indispensables à la bonne marche du secrétariat. Une table pour le jury sera disposée de manière que les juges puissent y accéder tout en continuant à voir le travail qui s’effectue sur le ring.

    La société organisatrice devra assurer la participation de deux hommes de corvée au minimum pour la manœuvre des différents obstacles, le lancer des appâts, etc.  

 

 

Terrain pour le concours.  

    Les dimensions du terrain de concours devront être au minimum de 60 x 40 m et une surface maximum de 5000 m2. Le sol ne devra pas être dur, c’est-à-dire ni pavé, ni macadamisé. On aura soin de veiller à ce qu’il n’y ait sur le terrain aucun objet qui puisse blesser le chien. Le terrain devra obligatoirement être clôturé. Pour accéder au terrain 2 entrées au moins sont nécessaires, l’une pour les conducteurs accompagnés de leur chien, l’autre pour les H.A.

    L’organisateur se charge du marquage du terrain. Chaque départ d’exercice sera marqué. Pour l’exercice de “la garde d’objet” deux circonférences concentriques devront être tracées, dont les rayons seront de 2 et 5 mètres. Pour les sauts, des équerres doivent être clairement marquées au sol devant les sauts, contre la palissade, contre le saut en longueur et devant les montants de la haie. Pour la recherche, Il y aura lieu de marquer au sol un arc de cercle de 2 mètres de rayon devant la cachette de la recherche, afin de déterminer la vigilance du chien. Pour l'absence du maître et le refus d'appâts, prévoir un orifice dans le lieu où se cache le conducteur pour qu'il puisse voir son chien lors de l'exercice.

    Pour l’exercice de l’envoi en avant une ligne de 20 m de long sera tracée parallèlement à celle du départ et, limitée par deux bornes (ou fanions) placées à chaque extrémité. A 5 mètres à l’intérieur des fanions, seront tracées deux perpendiculaires de 1 mètre qui délimitent la zone optimale de franchissement [voir schéma ci-dessous].  

 

 

Logistique du concours.  

    L’organisateur mettra à disposition des juges :

            6 accessoires pour l’attaque

            l’obstacle pour l’attaque (voir règlement)

            6 cachettes pour la recherche

            les 3 sauts (selon plan dans le règlement)

            6 objets de rapport (voir liste dans le règlement)

            les appâts (voir règlement)

            les objets en bois pour la quête (l0 x 2 x 2 cm)

            2 revolvers avec cartouches de 9 mm

            fanions nécessaires à l’attaque arrêtée

            feuilles de pointage officielles

            1 à 2 diversions pour la minute d’absence

            3 à 4 objets usuels pour la garde d’objet

    L’objet de rapport et l’accessoire de l’attaque seront choisis par le juge le matin du concours. Garde d'objet et attaque ; le Juge doit être attentif, lors du passage du chien en blanc à l'utilisation de l'accessoire. ( Celui-ci ne doit jamais ressembler à l'objet à garder.)

    L’organisateur mettra également à disposition un chien en blanc pour chaque échelon et chaque jour de concours. Pour les signaux de départ, l’organisateur mettra une trompe à disposition. Le sifflet ne pourra être employé, étant uniquement destiné à l’usage des conducteurs.

    Un local doit être installé pour que les H.A. puissent s’y dissimuler pendant qu’ils n’ont pas à intervenir pour le travail des chiens. Ce local devra être situé à 5 m du terrain au moins, de telle sorte que les chiens ne puissent se douter de la présence des H.A.

    Aucun récipient contenant de l’eau et pouvant inciter le chien à délaisser son travail ne pourra être placé sur le terrain, ni à ses abords immédiats. En dehors du terrain, une cachette sera disposée de façon que le conducteur puisse s’y dissimuler avec son chien pendant la préparation de l’exercice de la recherche. Un récipient y sera mis à disposition pour qu’il puisse faire boire son chien s’il le désire.  

 

Tirage au sort.  

    La société organisatrice procédera à un tirage au sort qui décidera dans quel ordre les engagés travailleront.

    Il y a également un tirage au sort pour l’ordre des exercices. Ce tirage au sort aura lieu en présence des conducteurs. Si aucun concurrent n’est présent lors de ce tirage, le juge aura la possibilité de composer le programme selon son désir.

    La position de départ (assis, debout, couché) pour l’exercice des positions sera également tirée au sort. Un autre tirage au sort décidera si, à l’absence du conducteur, le chien devra tenir la position “assis“ ou “couché“.  

 

Chien en blanc.  

Il est obligatoire de faire passer un chien en blanc avant le début des épreuves pour chaque échelon.  

 

Appâts.  

    Les appâts devront être variés, de volume raisonnable (au maximum de la grosseur d’un poing). Ils consisteront en viande crue ou cuite, os, tête de poisson, fromage, gâteau secs, sucre, etc.  

 

Bâton.  

Le bâton dont on se sert sera obligatoirement un bambou fendu en croix.  

 

Commandements.  

    Les commandements sont à donner selon le règlement et peuvent être donnés dans la langue du pays d’origine du conducteur.  

 

Feuilles de jugement.  

    Elles devront être conformes au modèle officiel et comprendre tous les renseignements relatifs au concours. Une feuille est prévue pour chaque échelon. Lors d’un concours, il sera prévu 3 feuilles par chien dont un original et 2 duplicata. L’original est remis au juge, un duplicata est remis au concurrent au moment de la proclamation des résultats, un deuxième duplicata est réservé au club organisateur.  

 

Fonctions et devoirs des juges.  

    Les juges habilités à officier dans un concours sont désignés par l’organisme officiel de chaque pays participant. Si le jury se compose de plusieurs membres, ceux-ci jugeront ensemble et non séparément. Ils devront maîtriser à fond le règlement et s’y conformer.

    Les juges auront toute liberté d’appréciation et devront en particulier moduler le travail de leurs H.A. en fonction des échelons I, II et III. Ils devront appliquer les pénalités prévues pour les fautes bien définies, dans la plus stricte observation du règlement. Chaque pénalité correspond à une faute, ou à une insuffisance du chien ou à une infraction commise par le conducteur. Ces pénalisations doivent être connues par tous les conducteurs, même débutants, qui ne peuvent avoir la prétention de concourir sans avoir pris connaissance du règlement et de ses prescriptions.

    Les décisions du jury sont souveraines pour tous les cas non prévus au règlement. Seuls les juges ont la direction des épreuves. Tous les exercices devant s’exécuter sur leur indication, ils donneront, à l’aide de la trompe, le signal du commencement et de la fin de chaque exercice. Les juges veilleront à ce que tous les exercices puissent se dérouler de la même manière pour tous les chiens, l’égalité des circonstances devant être la même pour tous les concurrents.

    Après chaque exercice le juge annoncera immédiatement les points de façon audible pour le public. Les juges totaliseront les points obtenus par le chien et signeront les feuilles de jugement. Après le passage du chien la feuille de pointage sera affichée dans le quart d’heure qui suit le passage du concurrent.

 


IV - Assouplissements  

Suite au pied sans laisse    6 points  

Relation de l’exercice.  

    Voir prescriptions de mise en place communes à tous les exercices.

Le conducteur suivra un trajet (Le parcours de marche au pied doit être simple), indiqué par le juge ou le commissaire, qui comprendra trois changements de direction, à angle droit ou aigu, un demi-tour et deux arrêts. Aux arrêts, les positions sont libres. Ces changements et arrêts seront exécutés au signal du juge. Les changements de direction doivent être signalés par le commissaire, si le conducteur n'exécute pas il y a erreur de parcours, pénalisable à l'AG.

   

Pénalités :  

    Chien dépasse, s’écarte ou traîne légèrement, par faute              - 0,5
(que ce soit en ligne droite ou sur un angle, aux arrêts ou lors du demi-tour)

chien abandonne ou ne suit pas le conducteur                 - 6

 

Absence du conducteur          10 points  

Relation de l’exercice.  

    Voir prescriptions de mise en place communes à tous les exercices.

    Le chien sera placé à l’endroit indiqué par le juge, en position couchée pour les échelons I et II. En échelon III, la position sera tirée au sort (assis ou couché). Le juge pourra changer l’emplacement pendant le concours selon l’état du terrain et les conditions atmosphériques.

    L’absence du conducteur sera d’une minute, à compter de son entrée dans la cachette désignée. Le conducteur ne pourra pas se retourner pendant le trajet vers la cachette, ni à son entrée.

    Pendant l’absence se produira une diversion, face à laquelle le chien devra rester indifférent, sans bouger ni changer de position. La diversion sera proportionnée à l’échelon. Elle ne prendra jamais la forme d’une agression, ni d’une provocation, l’intervention de l’H.A. étant proscrite. Elle ne devra jamais avoir lieu à moins de 5 mètres du chien en échelon III et à moins de 10 mètres en échelon I et II.  

 

Pénalités :  

    Chien change de position pendant la minute d’absence             - 10

ou pendant le trajet du conducteur à la cachette             - 10

chien se déplace sans changer de position, par mètre                 - 1

chien change de position au retour du conducteur               - 2

conducteur se montre à son chien pendant l’exercice                  - 10

tout commandement irrégulier           - 10

conducteur se retourne ou regarde son chien pendant le trajet vers (ou à l’entrée de) la cachette                - 10

 

Envoi en avant                         12 points  

Points attribués :

                         dans la zone optimale                  12 points

                         entre fanion et perpendiculaire     8 points

                         à l’extérieur des fanions                 4 points  

 

Caractéristiques de l’exercice.  

    Le chien devra franchir une ligne d’arrivée, parallèle à celle du départ et de 20 m de long, limitée par deux bornes (ou fanions) placées à chaque extrémité. A 5 mètres à l’intérieur des fanions, sont tracées deux perpendiculaires de 1 m qui délimitent la zone optimale de franchissement.

    Cette ligne sera située à 20, 30 ou 40 m du départ, selon l’échelon (I, II III), [voir schéma dans les prescriptions].  

 

Relation de l’exercice.  

    Voir prescriptions de mise en place communes à tous les exercices.

    Le chien sera placé derrière la ligne de départ, sur un point central marqué par une perpendiculaire.

    Au signal du juge, le conducteur commandera “ en avant ”, le chien devra aller droit devant lui et franchir la ligne d’arrivée.

    Quand le chien aura franchi la ligne d’arrivée, son conducteur le rappellera aussitôt au pied.  

 

Pénalités :  

    Commandement donné de la voix et du geste               - 2

commandements d’envois supplémentaires, chacun                 - 4

chien zigzague, par angle            - 1

chien amorce son retour avant commandement, à chaque faute           - 2

départ anticipé :                            
a) avant autorisation du juge      - 4
b) après autorisation du juge     - 2

- chien ne franchit pas la ligne   - 12

- rappel supplémentaire (un seul)             - 2

(temps accordé pour le retour : 20 s)

   

Positions    

Echelons II et III         20 points
Echelon I                      10 points

Points attribués :                            échelons                  I                            II & III

- pour les 3 (3 x 3p), ou 6 (6 x 3p) positions exécutées         9 p                              18 p

- pour rappel au pied en fin d’exercice                                 1 p                               2 p

 

Exemple : Chien en échelon III

                - A, C, D bons = 9 - 1 m avancée                 =    8

                - C bon, puis revient au pied                         =    3

                - Total des points          =     11  

 

Caractéristiques de l’exercice.

    L’exercice se fera au sol, le chien et le conducteur devant se voir obligatoirement, à la distance de 5, 10 ou 15 m selon l’échelon I, II ou III. Le nom du chien avant la position est toléré, mais il devra être énoncé d’un seul trait avec le commandement (sinon, c’est un double commandement). Le commandement peut être précédé du nom du chien.

    Pour chaque position le conducteur a droit à deux commandements supplémentaires. Si après ces deux commandements supplémentaires le chien n’a pas exécuté la position, l’exercice est terminé, les points acquis restant acquis. Le chien qui anticipe la position,  a une position en moins (celle qu'il a quittée). Il peut éventuellement en perdre  une autre, si celle qu'il a prise correspond à la position suivante . Pour éviter que le chien n’obtempère à une indication du commissaire donnée trop fort, il est proposé d'utiliser le système du triangle de signalisation, où chacun des trois côtés indique une position figurée par un schéma employé en "Obéissance".

   

Relation de l’exercice.

    Voir prescriptions de mise en place communes à tous les exercices. Mise en place : le conducteur se positionne avec son chien assis sur le point de départ, il commande la position initiale sur un signe du Juge et s'en éloigne après un commandement de fixation.

Le conducteur devra toujours pouvoir voir son chien pendant l'exécution de l'exercice

Au départ, le chien sera placé assis, debout ou couché, sur indication du juge.

En échelon I les trois positions seront exécutées une fois chacune. En échelons II et III les trois positions seront exécutées deux fois chacune, dans l’ordre soufflé par le commissaire.

Pénalités :                                          échelons                                      I                      II & III

chien change de position au départ                                                        - 2                       - 2

chien n’exécute pas la position demandée                                               - 3                        - 3

chien avance vers son conducteur, par mètre                                          - 1                        - 1

chien revient au conducteur avant la fin de l’exercice, il perd                 - 1                        - 2
sur les points de rappel, mais il conserve les points acquis par position exécutée
(déduction faite des mètres d’avancée à la prise des positions)  

 

Refus d’appâts                   échelons II et III                10 points

                                                       échelon I                             5 points  

Caractéristiques de l’exercice.

    Six appâts de nature différente seront placés au sol, en échelons II et III, à la convenance du juge. Il n’y aura pas d’appâts au sol en échelon I.

    Il est interdit de placer un appât au sol à moins de 5 m des petits bois dans l’exercice de la quête d’un objet. De même qu’à l’intérieur du cercle de 2 m délimitant l’exercice de la garde d’un objet.

Le refus d’appâts est un exercice en lui-même qui ne peut s’exécuter pendant un autre exercice.  

 

Relation de l’exercice.

    Voir prescriptions de mise en place communes à tous les exercices.

    Il y aura un seul appât lancé en échelon I et deux appâts lancés en échelon II et III (séparément ou non) pendant le travail d’obéissance, à l’endroit et au  moment désignés par le juge.

Ils seront les mêmes pour tous les chiens.